Edito

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, des députés à la Chambre des communes du Royaume-Uni, afin de contribuer à l’effort de guerre, réclamaient que soit abolie toute subvention à l’art et à la culture afin de renforcer l’arsenal militaire utilisé pour combattre le IIIe Reich. Toujours suave, Churchill avait répondu par une question : 

 

« Then, what are we fighting for ? » « Alors, pour quoi nous battons-nous ? ». 

 

En temps de crise, se repose chaque fois la question de ce qui fait société, de ce qui fonde nos liens, notre appartenance à un projet commun. Chaque fonction est importante et l’épidémie nous a rappelé combien chaque rouage de notre organisation sociale est essentiel à la survie de l’ensemble. Soins, transports, logistique, accompagnement des anciens, maintien de l’ordre mais aussi restauration, tourisme, culture, éducation et divertissement font partie des domaines parfois mal reconnus et qui ont montré leur importance. Il ne s’agit donc plus d’opposer, comme on a pu l’entendre trop souvent l’utile et l’inutile, le productif et « l’improductif », le corps et l’esprit. Nous mangeons et nous rions, nous avons besoin de soins et de liens avec les autres, nous avons besoin de connaissances et nous avons besoin de rêver. Pour échapper à la solitude, à l’ angoisse de l’avenir, au seul pragmatisme qui nous assèche, nous avons besoin de divertissements. Nous avons besoin de réflexion et de partage autant que de santé, de sécurité et de nourriture. Dans les temps troublés qui nous sont annoncés, il ne faut pas renoncer à cette part mystérieuse de nous-même, celle de l’imaginaire, du plaisir, du spectacle, des lieux de rassemblements festifs. Ce serait renoncer à ce qui donne du sens à notre société, à ce qui nous permet de la transformer en évitant la violence, à élaborer qui nous sommes individuellement et collectivement. Les lieux d’imaginaire, de joie, de rencontre et de partage nous seront indispensables pour nous tenir debout et solidaires. 

Très belle saison 2020-2021 à toutes et tous.

 

 

Didier Riaud, Adjoint à la Culture et vie associative 

 

Prochainement

CONCERT

 

ContreBrassens ou les interprétations féminines de Georges Brassens par la contrebassiste et chanteuse Pauline Dupuy et le multi instrumentiste surdoué Michaël Wookey.

Un hommage malicieux à un Brassens frais, inattendu et surtout féminin... une belle promenade dans des histoires choisies autour de la femme.

 

Vendredi 16 octobre  2020 - 20h30

Durée 1h15 - Tout Public

Tarifs: 7€ - Réduit 4€ - Gratuit -12 ans

 

 


Réservation par mail : saisonculturelle@ville-donges.fr

ou par téléphone au 02 40 91 00 06 entre 10h et 16h, du Mardi au Vendredi.

Tarif : 7 € max . Gratuit pour les moins de 12 ans.